"Bonjour mademoiselle. Je vous en prie, asseyez-vous sur ce fauteuil. Ah? Vous préférez rester debout? Comme vous voulez après tout ! Je peux pourtant vous assurer que je suis bien trop timide pour vous faire quoique se soit. Vous êtes bien décidé? D'accord. De toutes façons je ne fourni pas le fauteuil. Alors, parlez-moi des troubles de votre enfance. Comment ça non? Ah ah, excusez moi je n'avais pas compris. Non, me racontez votre enfance, quelle importance? Nous sommes d'accord. Dites-moi... parlez-moi de votre vie amoureuse! Racontez-moi votre dernier flirt, votre amoureux qui vous a trahi, celui qui ne voit pas que vous l'aimez, que sais-je? Vous pouvez aussi me dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, cela m'ira très bien aussi, je vous assure. Comment? Vous me demandez si vos histoires ne m'ennuient pas? Pas du tout. C'est peut-être ça le pire. Je ne crois pas pourtant être particulièrement voyeuriste... Ma tête vous inspire confiance? Merci, c'est gentil... Ca ne vous tenterez pas de sortir avec moi je parie? Non, bien sur que non. J'en étais sur. Je rigolais, bien évidemment. Mais non je ne me plains pas. Mais non, je vous redis que cela ne me gêne pas toutes vos petites confidences que vous voulez bien me confier quand ça vous arrange. Je vais vous dire, c'est mon rôle, je compte bien le suivre. C'est déjà ça de pris. Je ne vous donnerai pas de conseil, non. Je ne suis pas très doué dans ce domaine. Je suis là comme oreille attentive, et après tout vous êtes la pour ça non? Je vous le répète une fois encore, j'aime ça, ce rôle discret, de psy, comme on dit. Parce que, vous voyez, malgré mes façons très gauches, et parfois très maladroites, je vous aime bien. Je n'ai trouvé que cela pour vous le dire discrètement..."